Les chakras

LES CHAKRAS

 

 

LE MICROCOSME

 

Toute la tradition ésotérique se réfère à l’homme en tant que microcosme; elle entend par là que l’homme, avec ses multiples facettes, est un micro-cosmos. Ceci est une réalité. Mais l’homme, à cause de ses « corps » et surtout à cause des chakras, est plus qu’un microcosme; il est un passage vers les dimensions supérieures.

L’homme, grâce à certains corps qui font partie intégrante de son individualité peut, d’une part, visiter la dimension qui lui est immédiatement inférieure et, d’autre part, à l’aide des chakras, accéder aux dimensions de l’Eternité.

Sous l’effet de certains exercices et d’un immense travail spirituel, il peut faire se fusionner certains chakras et atteindre ainsi d’autres dimensions. Cette fusion est comme une synthèse, un retour à la source qui les a engendrés.

Quand cette fusion a lieu, elle fait baigner l’être, dans la lumière, la vérité, l’essence même de la dimension atteinte.

Beaucoup d’expériences mystiques sont le résultat de ces fusions et, dépendant de la qualité de l’expérience, du type d’émotions perçues, de l’intensité de la communion de l’être avec le plan atteint, du message sous-jacent à ce contact, on peut ainsi définir le niveau de l’expérience en termes de dimensions.

A titre de référence, pour tous ceux qui ont vécu ces fusions temporaires et qui ne savaient pas comment situer leurs expériences, voici un bref exposé.

Précisons avant d’aborder la nomenclature des différentes fusions que ces fusions ne constituent pas des initiations majeures. Pour qu’il y ait initiation majeure, il faut qu’il y ait fusion permanente en l’identité, et ceci s’accomplit grâce à la reconnaissance de l’Identité, à l’accession au plan qui lui correspond, à l’effacement du karma, à la réception d’un nouveau corps et à la fusion totale de l’être qui devient comme « un diamant foudre » grâce à l’application du sceptre initiatique du degré atteint. Ceci dit, chaque fusion temporaire devient pour celui qui la vit, une source d’élargissement de la conscience et donne aux chakras une activité accrue, lui permettant de saisir, quand le disciple est prêt, l’occasion d’une véritable initiation.

Quand le chakra de la glande pinéale et du troisième oeil fusionnent, le mystique la cinquième dimension. Ceci veut dire qu’il accède momentanément au plan du Mouvement Eternel qui se manifeste par un bain de lumière de poussière dorée, vivante, vivifiante, joyeuse et éminemment consciente.

Quand le chakra de la glande pinéale, du troisième oeil et de la gorge fusionnent , le mystique atteint la sixième dimension.Il accède au plan du Vide Eternel qui se manifeste justement par l’expérimentation du vide transcendant, de la paix et de la béatitude en samadhi, de l’extase Bouddhique.

Quand le chakra de la glande Pinéale du troisième oeil, du sexe et de la gorge fusionnent, le mystique atteint dimension la septième dimension. Il accède au plan de l’Indéfini éternel. Les lumières sont chatoyantes, les forces sont animées, les anges et les dieux communiquent leurs particularités et le mystique se sent partie intégrante de ces divinités. Tous les dieux mythologiques étaient des représentations des êtres de la septième dimension.

Quant à la fusion du sacrum et du lotus, elle permet au mystique d’accéder à la huitième dimension, soit l’Unicité Eternelle. Il est ce moment en présence de ce que l’on nomme, dans la tradition chrétienne, Dieu le Père. Il vit, à ce moment, un contact réel au niveau de la Présence. Il se sent au coeur de l’Essence Primordiale. C’est comme si une coquille, où une amande, s’ouvrait et qu’il se retrouve instantanément au sein d’une présence aimante et aimée dans une douce lumière divinement sublime.

En ce qui concerne les autres fusions ultérieures donnant accès aux dimensions neuf, dix, onze et douze, elles n’ont lieu que lors d’initiations majeures car elles participent de l’expansion de l’Essence de la Divinité.

L’homme

L’homme n’est pas, malgré l’apparence, un bloc monolithique fait tout d’une pièce de matière. Toute la tradition ésotérique est d’accord sur ce point mais le nombre de « corps » et l’appellation de chacun des corps différera selon les traditions. Seule l’expérimentation au sein du vivant laboratoire permet d’évaluer la véracité de cet exposé. Nos sens sont « trompeurs », certes, mais quand l’individu a travaillé son sensorium intérieur, il peut s’y fier davantage qu’à ses sens. Ce qui est fascinant dans l’homme est qu’il est en constante expérimentation. La vie, qui peut sembler morne à la plupart des individus, sera palpitante pour celui qui se sert de sa présence en la vie, pour explorer les divers « possibles » de sa propre existence.

Même une personne couchée sur un lit d’hôpital peut en tout temps se servir de « son champ ». Il est quantité d’expériences qui peuvent être faites pour ainsi découvrir toutes les avenues qui s’offrent au Vivant.

Disons , en ce qui nous concerne présentement, que chacun des corps est en relation avec la dimension d’où sa substance est tirée et cette relation est établie au moyen des chakras. Cette notion nous vient concrètement de la tradition indienne mais est une « constante » dans l’expérimentation individuelle. Ces centres peuvent être observés par l’expérimentation et peuvent être stimulés par l’utilisation de certains sons, de certaines substances et par un travail constant sur l’élargissement de la conscience. On énumère en général sept chakras et en ceci je diffère d’opinion. A chacun de faire sa propre exploration et de constater le nombre et la situation des chakras qu’il perçoit.

Sans vouloir rétrécir ni augmenter indûment leur nombre, l’expérience me permet de croire que l’humain peut manifester à lui seul autant de chakras ou centres de conscience qu’il contient d’atomes dans tous ses corps. Mais cet état n’est pas l’état normal de l’homme car il se situe sur le plan de l’Illumination Cosmique et est l’effet de l’application du Sceptre Initiatique.

Les chakras sont en général des voies d’accès aux plans auxquels ils appartiennent.

1) Le chakra du bas-ventre

Il est en relation avec l’aspect « forme » de la deuxième dimension.

2) Le chakra du plexus-solaire

Il est en relation avec la deuxième dimension en ce qui concerne l’aspect « espace ».

3) Le chakra de la gorge

Il est en relation avec l’aspect « homme-femme » de la septième dimension.

4) Chakra du troisième oeil

Il est en relation avec l’aspect « éternel » de la quatrième dimension.

5) Le chakra de la grande pinéale

Il est en relation avec l’aspect « temps » de la quatrième dimension.

6) Le lotus au-dessus du crâne

Il est en relation avec l’aspect « vide », aspect subi de la cinquième dimension.

7) Le chakra du sexe

Il est en rapport avec l’aspect « espace » de la quatrième dimension.

8) Le sacrum au bas de la colonne vertébrale

Il est en relation avec l’aspect « inertie » de la première dimension.

 

Le chakra du dessus de la tête se joint parfois au chakra le plus bas, soit le sacrum.

La cause en est le mouvement éternel de la cinquième dimension associé à « l’inertie formelle » de la première, qui créent instantanément un passage énergétique appelé KUNDALINI. Ces deux chakras fusionnent pendant cette période et permettent un contact direct avec la huitième dimension qui est l’Unicité éternelle. Ceci est possible grâce au corps spirituel qui a son accès en haut et en bas. Quand le centre du haut s’anime sous l’impulsion spirituelle il annule le haut et le bas en l’activité de Kundalini. Kundalini est la force vitale qui, en temps ordinaire, se tient roulée comme un serpent au bas de la colonne vertébrale et son énergie ne manifeste que sa plus simple expression. Dans cet état léthargique, elle est en communication avec la première dimension dont l’inertie en est la principale caractéristique. Donc,quand le haut et le bas se confondent en l’activité de Kundalini, un nouvel accès à la huitième dimension se découvre et l’être se retrouve instantanément dans l’Unité Fondamentale et Primordiale de la huitième dimension. C’est le « feu spirituel » qui en allumant « le feu vital », ramène l’être à l’état primordial de l’Energie Divine en son principe unitaire.

Avant de clore cet aspect de l’homme, j’aimerais souligner au lecteur le fait important concernant l’être psychique ou être spirituel. Bien que le centre du sommet du crâne et celui du sacrum soient ceux qu’il anime de façon particulière, son siège en l’homme se trouve dans le Coeur. Le Coeur est donc le temple de l’Enfant Divin en nous.

 

 

 

Constitution de l’homme

 

L’être humain est constitué, dans la troisième dimension, de sept corps.

Le corps physique

Le corps de la sensation

Le corps d’émotion

Le corps de I’intelligence

Le corps de l’intuition

Le corps de l’âme

Le corps de l’esprit

 

Dans cette énumération, nous allons du plus grossier au plus subtil, et ainsi ces corps vont de l’état sub-atomique à l’état atomique pur. Tous ces corps sont du même sexe que le corps physique, sauf l’âme qui est la synthèse de sa partie manquante, donc de sexe opposé, et le corps de l’esprit qui est en-deçà et au-delà de la manifestation sexuée.

Le corps de l’âme est le siège mnémonique du karma et le corps réincarnationnel. Le corps spirituel est un atome vierge issu de la cinquième dimension. Lors d’une initiation majeure, il devient l’Identité d’un aspect de l’être Divin et fait partie de Sa manifestation. Cette reconnaissance crée une impression indélébile dans l’atome vierge qui devient par la suite atome permanent résurrectionnel.

La plupart des humains ont un corps spirituel vierge et un corps de l’âme chargé de karma. Le corps du désir que l’âme se fabrique dans son processus d’incarnation n’est autre que le corps de la sensation, corps indispensable à la venue dans le monde matériel. Dans le corps de la sensation sont inscrites les affinités et dans le corps de l’âme est inscrit le karma. La conjugaison de ces deux corps créera le choix de la famille, du lieu et de l’époque de l’incarnation. Le corps de la sensation, le corps physique, le corps de l’émotion, le corps de l’intuition et le corps de l’intelligence seront développés pendant la grossesse.

 

Le corps de l’âme et le corps de la sensation sont les agents élaborateurs de la première cellule de vie. Le corps spirituel donne vie à la forme dans le monde physique au moment du premier souffle. Le corps spirituel est véhiculé dans l’air par le prana. Il est de la nature de la troisième personne de la Trinité et s’apparente au feu, qui est sa nourriture. C’est pourquoi la tradition Chrétienne l’apparentait à des « langues de feu ».

Si, pendant la grossesse, tous ces corps en formation ne s’alignent pas de façon parfaite, l’individu naîtra avec des malformations, et des problèmes divers. Car tous ces corps en développement sont comme des cartes perforées qui laissent passer la lumière organique. Quand elles sont bien alignées, elles vont donner le tempérament, l’hérédité, la morphologie et, dans le cas contraire, produiront des erreurs plus ou moins graves. Les différences génétiques, elles, proviennent de l’absence ou de la sublimation du corps de l’intelligence, car ce sont généralement des anges qui utilisent ces corps. Ils ne sont pas sujets à la loi générale, issue de l’arbre de la connaissance et n’ont pas de véritable utilité pour ce corps, compte tenu de rôle qu’ils viennent jouer sur notre plan.

Donc, si nous récapitulons, nous voyons que le foetus est comme dans une sorte de chambre noire d’appareil photo à trois dimensions. Il y séjourne le temps de développer ses principales caractéristiques et d’entamer l’élaboration de ses différents corps.

 

Chacun des corps est relié à un ou plusieurs centres de conscience ou chakras.

1) Le corps physique est relié à la mère par le cordon ombilical.

2) Le corps de la sensation est relié au bas-ventre.

3) Le corps de l’émotion est relié au plexus solaire.

4) Le corps de l’intuition est relié à l’hypophyse.

5) Le corps de l’intelligence est relié à la glande pinéale.

6) Le corps de l’âme est relié au centre de la gorge et du sexe.

7) Le corps de l’esprit est relié au sacrum à l’extrémité de la colonne vertébrale et au sommet de la tête, soit au lotus aux mille pétales.

Tous ces corps reçoivent, par les centres auxquels ils sont rattachés, un certain type d’énergie venant directement de chacune des dimensions auxquelles ils correspondent.

Donc, après la naissance, les différents corps continuent leur croissance sauf le corps de l’âme et le corps de l’esprit.

1) à l’âge de sept ans, le corps de l’intelligence est complété et l’enfant a l’âge de raison.

2) à quatorze ans, le corps de la sensation est à son tour complété, ce qui emmène la puberté et ces impulsions érotiques non-entachées d’émotion.

3) à vingt et un ans, le corps physique, le corps des émotions et le corps de l’intuition seront complétés.

Ce n’est qu’à partir de ce moment qu’on peut considérer l’individu dans toute son « entièreté » et tout ce qui a pu se passer avant cet âge devrait être considéré comme exploratoire, n’engageant pas trop l’individu de façon définitive. A ce moment-là, si tous les corps de l’individu se sont développés normalement, il pourra alors « voler » de ses propres ailes.

Pendant l’élaboration des différents corps, les parents vont suppléer à leur activité par l’intermédiaire d’un cordon subtil reliant l’enfant à ses deux parents. Et c’est ainsi que l’enfant imitera tantôt le père, tantôt la mère auxquels tour à tour il s’identifie.

La vocation génératrice de l’homme

Nous savons tous que l’homme est conçu de façon à pouvoir se reproduire. Dès l’âge de la puberté, l’humain possède l’organisation biologique nécessaire à la reproduction. Nous vivons actuellement une prise de conscience face au rôle de générateurs des êtres qui nous a été dévolu.

D’une part, les moyens de contraception sont de plus en plus accessibles, d’autre part, l’avortement fait rage. Ici deux tendances distinctes se font face, le mouvement pour la vie et le mouvement pour le libre choix. Si nous rajoutons à ceci les problèmes de famine, la pollution, les risques du guerre nucléaire, la surpopulation et les maladies de toutes sortes, nous arrivons alors à nous demander si la vie doit et vaut la peine d’être vécue!

Disons d’abord que dans le cycle actuel d’évolution incombe à l’homme le rôle de générateur des êtres. La conscience de ce rôle sur le plan cosmique, échappe à la plupart d’entre nous. On n’y voit généralement qu’une simple activité organique faisant partie d’un comportement et d’un rôle instinctif dans le but de la perpétuation de l’espèce.

Dans son rôle de générateur des êtres, l’homme permet à des entités en évolution d’avoir accès à l’expérience au sein de la matière de la troisième dimension. D’autre part, il permet à des êtres de venir remplir un certain karma qu’autrement ils ne pourraient assumer. En plus de cela, la terre est un passage unique vers les plans de l’Esprit, grâce à la voie initiatique.

Pour ces raisons, même si l’individu ne doit vivre que quelques heures, ou qu’il doit y vivre une vie de misère, ou que la terre s’écroule sous le poids de sa population, du point de vue cosmique il en est bien ainsi.

Maintenant, tous les humains ne sont pas rendus à un tel point d’évolution qu’ils puissent servir de canal conscient à leur rôle de générateurs des êtres, et s’il s’ensuit des grossesses indésirées, la solution immédiate semble être la cessation volontaire de la grossesse.

Quand un femme se retrouve enceinte et, « pour quelque raison que ce soit », rejette psychologiquement cette grossesse, ce rejet provient directement de la peur qui la met instantanément en liaison avec la partie de son cerveau qu’on dit animale. La décision qu’elle va prendre ne relève plus de son raisonnement ou de la morale. C’est l’instinct en elle qui a pris les commandes. Bien qu’intellectuellement et moralement elle soit en désaccord avec l’acte qu’elle pose, elle devient à ce moment inapte à assumer son rôle en rapport avec la génération des êtres. À cause aussi de la peur, les intuitions, venant des plans supérieurs, ne peuvent plus l’atteindre consciemment. Pour qu’un homme puisse avoir accès aux intuitions des plans supérieurs, il doit dominer la bête. Il ne doit pas la tyranniser pour autant. Il doit pourvoir à ses besoins les plus élémentaires et ce n’est qu’après qu’il pourra la faire collaborer à ses aspirations les plus sublimes. Telle est la loi.

Le karma, qui est un juste retour des choses, fera en sorte de replacer les individus dans un contexte plus propice, pour qu’ils puissent assumer entièrement leur rôle de générateurs des êtres. Il va sans dire que cette seconde « possibilité » emmènera des difficultés accrues car chaque effet karmique complique la situation précédente qui l’a engendrée. Les individus seront, sans doute, psychologiquement plus aptes à remplir leur rôle mais les difficultés de rôle seront plus intenses.

Les individus conscients de l’existence du karma tenteront de s’en acquitter de bonne grâce et promptement, afin de ne pas avoir à en subir l’effet dans l’incarnation ultérieure, où l’agencement karmique, à ce moment, pourrait être davantage « impitoyable ».

Des superstitions laissent croire que le problème des déficiences à la naissance est l’effet négatif d’un karma personnel attribuable aux parents ou à l’enfant. Il n’en est généralement pas le cas. Il s’agit au contraire d’un effet bénéfique car la plupart de ces enfants sont l’incarnation d’anges de la septième dimension, et il s’incarnent dans une famille par « pures bénédictions » du Ciel. Ils sont un baume et une fraîcheur pour tous ceux qui s’en approchent. Les enfants qui meurent avant d’avoir atteint l’âge de raison font aussi partie de cette catégorie et, nonobstant la grande tristesse qu’occasionne le dépérissement de ces petits êtres, ils laissent, dans la vie des individus qui les ont côtoyés, le souvenir inaltérable de l’ange qui les a visités.

Les différents corps en rapport avec les différents plans:

Le corps physique provient de la nature matérielle de la troisième dimension.

Le corps de sensation provient de l’aspect forme de la deuxième dimension.

Le corps de l’émotion provient de l’aspect espace de la deuxième dimension.

Le corps de l’intelligence provient de l’aspect temps de la quatrième dimension.

Le corps de l’intuition provient de l’aspect éternel de la quatrième dimension.

Le corps de l’âme provient, à son origine, avant sa séparation sexuée, de la septième dimension. Par la suite, entre chacune des incarnations, il vient de l’aspect espace ou plan akashique, de la quatrième dimension.

Le corps spirituel provient, s’il n’y a jamais eu d’initiation majeure, de l’aspect mouvement éternel, de la cinquième dimension et, s’il a reçu une initiation majeure, il provient de la dimension où cette initiation a eu lieu.

C’est ainsi que « le bas et le haut » se rencontrent dans l’être humain, pour former cet être « hybride » participant du créationnel et de l’éternel, en cette troisième dimension.

 

Source : http://jean-paul.barriere.pagesperso-orange.fr/Babaji/chakras.htm