Les plantes dépolluantes – dans l’habitat

Nous passons 80% de notre temps dans des lieux clos où l’air est chargé de substances nocives !!!

 

  • Quels effets les polluants de l’air ont-ils sur notre santé ?

    Les polluants n’ont pas tous la même nocivité. Il existe de grandes disparités de la dangerosité des polluants car de nombreux facteurs sont déterminants. D’une part, les polluants n’ont pas tous la même nocivité. D’autre part, les durée et les fréquences d’exposition aux polluants sont très variables. Enfin, au sein même de la population, tous les individus ne sont pas égaux face aux polluants. Certains groupes de personnes seront plus réactifs que d’autres : Les enfants, les personnes fragiles, les personnes allergiques…

    Pour les scientifiques, il est aisé de connaître les effets des Composés Organiques Volatils sur la santé lorsqu’il a exposition un à polluant sur une période courte et à des dose élevée. Il est, en revanche, beaucoup plus difficile de déterminer les effets avec précision, lorsque l’exposition est très prolongée, que les polluants sont nombreux et diffus, et que leur concentration est faible.

    L’exposition aux COV peut provoquer des désagréments sans gravité ou au contraire des infections graves. Parmi les symptômes légers, on relèvera des irritations nasales, oculaires, cutanées et laryngiques ainsi que des états de malaise ou de fatigue chronique.
    Parmi les affections plus graves, on constatera des dysfonctionnements des organes du corps humain : troubles des reins, du coeurs, des poumons, du foie ou de l’appareil digestif.

    Le Centre International de recherche sur le Cancer (CIRC) a défini une classification des substances cancérogènes. Il existe 5 catégories :

On constate que les polluants décrits dans nos fiches polluants appartiennent à l’une des deux premières catégories, c’est-à-dire les plus néfastes.

N’hésitez pas à consulter le portail Santé-Environnement-Travail, ou le site internet de l’agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset).

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  • Les Composés Organiques Volatils (COV) :

    Les Composés Organiques Volatils (COV) sont caractérisés par la présence de carbone. On remarquera qu’il existe deux définitions selon l’article 2 de la directive 1999/13/CE du conseil du 11 mars 1999, en fonction de leur composition chimique et de leur réactivité photochimique.

    En Europe, un COV est définit comme suit :

     » tout composé organique ayant une pression de vapeur de 0,01 kPa (kiloPascal) ou plus à une température de 293,15 K (Kelvin) ou ayant une volatilité correspondante dans les conditions d’utilisation particulières. […] « 

     » tout composé contenant au moins l’élément carbone et un ou plusieurs des éléments suivants : hydrogène, halogènes, oxygène, soufre, phosphore, silicium ou azote, à l’exception des oxydes de carbone et des carbonates et bicarbonates inorganiques ; »

    Ce sont donc des gaz à effet de serre et leur caractère volatil leur permet de se propager plus ou moins loin de leur lieu d’émission. Ils peuvent donc avoir des impacts directs et indirects. Ils ont des effets directs sur la santé humaine. En cela, il sont répertoriés dans des normes de qualité de l’air comme polluants et néfastes pour l’homme. Il est, par exemple, avéré que l’exposition à des vapeurs de benzène peut être associée à la leucémie. De même, le trichloroéthylène nuit au coeur et son caractère cancérogène est prouvé.

    Ainsi, on trouve des sources de pollution émettant des Composés Organiques Volatils dans de nombreux éléments présents dans nos bâtiments. Le formaldéhyde peut être contenu dans des meubles en contreplaqué, des emballages, des essuies-tout…. Le toluène est présent dans les solvants, le xylène dans les feutres et les encres. Les produits de nettoyage ménager contiennent de l’ammoniac. Le pentachlorophénol peut-être émis par les vernis et cires utilisés pour la protection du bois. Le trichloréthylène est contenu dans des peintures et des solvants. Enfin, des produits détergents, encres ou objets en plastique peuvent émettre du benzène. Pour plus de sources et de renseignements, consulter nos fiches « polluants ».

    D’après le Dr William Wolverton, un spécialiste américain des sciences de l’environnement au service de la NASA, certaines plantes permettent de réduire ces polluants grâce à leur métabolisme. L’intérêt des plantes dépolluantes n’est donc plus à démontrer et le principe de précaution veut que l’on les « utilisent ». Il ne faut toutefois pas négliger l’aération régulière et fréquente pour évacuer les polluants cités ci-dessus. Pour plus d’informations sur les données scientifiques et notamment les travaux du docteur Wolverton, consulter la rubrique « Études« .

  • Autres polluants connus de l’air intérieur:

    Au premier rang des polluants de l’air intérieur, on trouve le monoxyde de carbone qui a causé plus de 600 cas d’intoxication dont 70 mortelles en 2008. Le monoxyde de carbone est principalement émis par des appareils de chauffage à gaz, à pétrol, à charbon ou à bois qui sont mal réglés. De même, une gazinère mal réglée, la fumée de cigarette, une cheminée ou les gaz d’échappement d’une voiture dans un lieu clos, un garage, par exemple, sont source d’émission de monoxyde de carbone. Pour lutter contre ces pollutions, il convient de faire régler les appareils par des professionnels et d’aérer régulièrement. En outre, les plantes sont un bon moyen pour lutter cette pollution car elles absorbent le monoxyde de carbone.

    Il existe également une autre source de pollution qui n’est pas chimique, il s’agit de ondes électomagnétiques. Tout d’abord, rappelons ce qu’est un champ électromagnétique (CEM). C’est le couplage d’un champ électrique et d’un champ magnétique. Le champ magnétique n’apparaît que lorsque le courant circule ; plus l’intensité du courant est élevée et plus le champ magnétique est important. Au quotidien, il est recommandé d’éviter la surexposition aux appareils électriques, ménagers ou autres, et notamment la proximité immédiate. En effet, le niveau des CEM est décroissant de façon proportionnelle à la distance. Il faut donc prendre garde aux appareils électriques auprès desquels on séjourne longtemps, trop près du lit ou du bureau (radio-réveils, fils électriques, ordinateurs, télévision, téléphones sans fil…) mais aussi aux appareils tels que les fours à micro-ondes, baby-phones, rasoirs, sèche-cheveux… Il existe des plantes dont les propriétés absorbantes pour ces ondes électromagnétiques sont avérées. Consulter les fiches « polluants » pour plus de renseignements.

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L’air intérieur est plus pollué que l’air extérieur.

L’Observatoire de la qualité de l’air intérieur a mené une première étude de grande ampleur concernant la pollution intérieure : 10 % des logements analysés sont très pollués.« La pollution chimique est plus importante à l’intérieur qu’à l’extérieur. » Le constat de la première étude à grande échelle de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur ne se veut guère rassurant. Selon cette étude, près d’un logement sur dix présente des niveaux de pollution chimique très élevés (présence simultanée de 3 à 8 composés à de très fortes concentrations) que ce soit en raison des acariens, du tabagisme, des produits d’entretien ou des appareils de chauffage. Selon le polluant, de 5 à 30 % des logements analysés présentent des valeurs nettement plus élevées que les concentrations trouvées en moyenne dans le parc.

Que retrouve-t-on exactement dans ces logements pollués de l’intérieur ? Un peu de tout, et en quantités suffisantes pour déclencher maladies chroniques et allergies respiratoires. Tout d’abord le trop fameux formaldéhyde, gaz redoutable pour son pouvoir irritant et allergisant. En 2004, le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) l’a d’ailleurs fait passer de cancérogène probable à cancérogène certain pour l’homme. Un surclassement en première classe des risques. Des tests ont révélé la présence de formaldéhyde dans des nettoyants et détergents ménagers, des shampooings, des désodorisants d’intérieur, des tapis, des gels douche, du bois aggloméré de meubles, des peintures d’intérieur, des revêtements de sols…

Contrairement aux idées reçues, on peut tout à fait dormir dans une chambre où se trouvent des plantes.

Bien que les plantes respirent comme les être humains, les quantités en jeu sont trop faibles pour avoir une incidence. En outre, même si la plante rejette du CO2 durant la nuit, elle l’absorbe pendant la journée et rejette de l’oxygène grâce à la photsynthèse. L’air intérieur es régénéré.
 
 
Sur le site Internet http://www.plantes-depolluantes.com/habitat.php: Cliquez sur une pièce dans les schèmas pour connaître les polluants que l’on y trouve et les plantes à y placer en priorité