La pause Zen© – magazine gratuit – extrait de la parution de nov12

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A bientôt

Lili

 

 

Bonne lecture !!

 

 

 

Extrait de « la pause zen© » de nov12

 

 

Un métier, une vie 

 

Interview de Mady – Herboriste

 

Lili : Mady, peux-tu nous donner un aperçu de ce qu’était le métier d’herboriste avant et ce qu’il est de nos jours ?

 

Mady : Il fut une époque où les herboristeries se trouvaient dans chaque ville, dans chaque village.

De ces endroits, s’échappait des senteurs, de mélanges de diverses plantes. C’était le lieu où l’on venait chercher conseils et d’où l’on sortait avec des tisanes, des macérations, des remèdes divers préparés avec connaissances et savoir-faire …

Pendant des millénaires la phytothérapie a été indissociable de l’herboristerie : les médecins s’y approvisionnaient ou cueillaient eux-mêmes les plantes.

Cette époque est malheureusement révolue et de la voir renaître comme avant, est le souhait de tout herboriste passionné.

L’herboristerie repose sur le savoir ancestral des plantes médicinales, dites « les simples ». Actuellement on y rajoute les découvertes plus récentes de la phytothérapie. Un herboriste doit connaître les noms latins, scientifiques et vernaculaires des plantes médicinales, leurs vertus, leurs applications thérapeutiques, leurs contre-indications, les interactions possibles avec les médicaments … il doit aussi les utiliser à bon escient, les conseiller…mais aussi élaborer des remèdes galéniques « les remèdes de bonne femme » de « bona fama » qui voulaient dire de bonne renommée ! Ce sont les baumes, crèmes, élixirs, huiles médicinales, liqueurs, synergies d’huiles essentielles (HE), sirops, teintures, tisanes ….

 

Tel était et est ou devrait être le travail de l’herboriste à l’heure actuelle.

 

Autrefois, les Facultés de Pharmacie organisaient des études d’herboristerie et publiaient des ouvrages à l’usage des professionnels. … Malheureusement le métier d’herboriste tel quel, n’est plus ! Tout simplement car il a été retiré aux herboristes le droit d’exercer en 1941 lors du régime de Vichy. Rappelons que le métier d’herboriste est apparu en Europe au XIVe siècle à peu près en même temps que celui d’apothicaire, l’ancêtre du pharmacien !

 

Lili : Comment as-tu découvert l’herboristerie ??

M :J’ai toujours été attirée et fascinée par les plantes et la nature. Je ne pouvais m’empêcher d’acheter des livres sur les simples (plantes médicinales) dès que j’en voyais ! Dans une brocante un jour, j’ai eu la chance de découvrir un très vieux livre de remèdes à base de tisanes et autres remèdes anciens ….J’ai appliqué certains des conseils que j’y avais trouvé et j’ai été séduite. Ensuite, j’ai rencontré mon mari, qui lui aussi est un grand passionné d’aromathérapie et qui en a fait son métier. Donc, depuis 15 ans je suis plongée dans les senteurs et les connaissances d’huiles essentielles et bien entendu, j’ai tôt fait d’ajouter cela à cette passion… j’ai donc décidé moi aussi d’en faire mon métier et de commencer par devenir herboriste. Diverses formations sont venues enrichir cela notamment plusieurs formations en aromathérapie auprès de Mr Baudoux, en gemmothérapie auprès de Mr Andrianne, en phytothérapie auprès de Hippocratus en France mais aussi les élixirs floraux de Bach, les Deva, Les Californiens …etc.

 

Lili : Existe-t-il un moyen de se former au métier d’herboriste ?

Mady : Comme je l’ai déjà dit, le diplôme a été supprimé dans les années quarante 1941, il n’y a donc plus de moyen d’être officiellement herboriste en Belgique ou en France. En revanche, il existe quelques écoles qui peuvent vous en apprendre beaucoup sur les plantes, et qui vous permettront d’être « conseiller en herboristerie » dans une herboristerie ou dans une boutique de diététique.

 

La plupart des écoles donnent aussi des cours par correspondance où une fois par mois, des rencontres sont organisées avec des reconnaissances de terrains …etc. Enfin, il est toujours possible d’acquérir un diplôme d’herboriste en Belgique … même si cela ne vous donne pas pour autant le droit d’exercer le métier d’herboriste comme autrefois ! A savoir, par exemple, pouvoir faire nous-même toutes les préparations ….Cela dit !!!

 

Lili : D’où la décision de faire des ateliers chez toi et même à l’extérieur !!

 

Mady : C’est pour cela que j’ai décidé de fonctionner au travers de mes ateliers ou avec beaucoup de simplicité, je propose des initiations aux huiles essentielles avec si on le souhaite une information plus large sous forme de 5 ateliers. On y voit outre l’initiation aux huiles essentielles, les pathologies hivernales, les pathologies estivales, les pathologies dermatologiques, les pathologies nerveuses. Je parle aussi d’autres remèdes en rapport avec ces pathologies

J’aborde dans les ateliers pratiques toutes les branches de la phytothérapie à savoir la gemmothérapie, les élixirs floraux, les plantes sèches sous toutes leurs formes, les huiles végétales, les hydrolats (j’adore ces derniers) et les huiles essentielles. A l’aide de ces diverses branches, nous apprenons à créer des cosmétiques mais aussi des préparations pour notre maison ainsi que des parfums. Tous ces ateliers sont très agréables et on y apprend beaucoup de choses.

 

Cela reste des ateliers et je le veux ainsi. Je souhaite y voir convivialité, source de détente et de bien-être, tout en restant une source de savoirs. Cela se passe en petit groupe autour d’une bonne tisane que je propose en fonction de l’atelier quand cela est possible…

 

Nous avons aussi Emmanuelle qui vient nous balader au travers des plantes sauvages, qui nous en raconte les histoires et les légendes. Elle partage ses connaissances avec les adultes mais aussi avec les enfants. Les petits marmitons cuisinent et font diverses préparations avec leurs cueillettes tout comme les adultes d’ailleurs ! C’est vraiment amusant …on ne voit pas le temps passer.

 

Pour les enfants cela se passe le samedi après-midi. Pour les adultes c’est le lundi matin ou le mardi soir. Des ateliers ou conférence peuvent être organisés sous demande …etc

 

 

Lili : De nos jours, pour vendre et tenir le coup en herboristerie, il faut distribuer d’autres choses que des plantes, non ?

 

Mady :La vente et le conseil prodigué sur les plantes est notre principale activité ; mais nous avons aussi des teintures mères, qui sont des macérations des plantes dans des solutions alcoolisées, ainsi que des concentrés végétaux avec une teneur en alcool beaucoup moins importante associé à de l’eau et de la glycérine, des huiles essentielles, des hydrolats, des huiles végétales.

 

Enfin, ces dernières années de nombreux produits sont venus s’ajouter, entre autres les compléments alimentaires, qui ne sont pas à négliger, ainsi que les fleurs de Bach, qui jouent sur tout ce qui est psycho émotionnel.

 

Pour vous donner un exemple, en herboristerie la vente de plantes représente approximativement 50 % du chiffre d’affaire. Compte tenu des restrictions actuelles, un herboriste doit donc inévitablement ajouter à cela des compléments alimentaires et de la cosmétique bio afin de faire vivre sa boutique. Mais la base reste la plante.

 

Lili : Et Internet ?? Intéressant ou pas ?

 

Mady: Bien que je pratique la vente par correspondance et que je dispose d’un site, il ne remplacera jamais une boutique réelle. Lorsqu’un client entre dans l’herboristerie, je prends le temps de lui expliquer l’usage d’une plante et la nécessité d’employer celle-ci plutôt qu’une autre et ce en fonction de ce que le client me dit. Un temps qu’il est encore impossible de dédier sur Internet. Bien qu’au travers de mes « news » je m’y affère… et ce partage est pour moi un vrai plaisir.

 

Lili : Le public évolue-t-il face aux médecines douces ?

 

Mady : Je pense que cette évolution conduit le public à mieux comprendre l’importance du vrai métier d’herboriste et permettra, je l’espère, à ce métier, de retrouver ses lettres de noblesse. Il est d’ailleurs intéressant de constater que le nombre de naturopathes et de phytothérapeutes ne cesse d’exploser…! Cela donne de l’espoir …

 

Lili : Le public est-il suffisamment informé sur les méthodes de soins proposées par les herboristes ?

 

Mady : Même si beaucoup de médias tentent d’informer le public sur les plantes médicinales, je pense que non ! Nous sommes censés diriger le public vers la plante qui lui convient le mieux, et, a fortiori, savoir comment et jusqu’où le pouvoir de la plante peut agir.

 

Infos & inscriptions aux ateliers :

 

http://www.phyterma.com/fr/contact

 

 

 

Je termine par quelques conseils :

 

Si vous cueillez vous-mêmes vos plantes, restez prudents assurez-vous de leurs propriétés mais aussi de savoir si l’espèce n’est pas protégée.

 

Si vous vous soignez aux plantes, variez vos prises. N’oubliez jamais qu’une plante, selon l’organe considéré, selon son âge, selon sa forme, selon sa préparation, va développer des propriétés différentes…D’où l’intérêt de varier et de combiner parfois, pour avoir toutes les chances de son côté.

 

Mady