Extrait de ‘la petite fille qui aimait trop… les st honoré

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Chapitre VI : La force soit avec toi.

 

Peut-être la force consiste-t-elle à accepter ses faiblesses et finir par les aimer? L’humilité qui fait toute l’humanité de l’être… Plus j’avance en âge, plus je prends conscience de mon « humanité »…

Tout organisme vivant qui naît est destiné à mourir. Entre la naissance et la mort, il est de notre devoir de faire au mieux pour entretenir notre corps et notre esprit.

J’ai été éduquée dans ce sens par des éducateurs qui pratiquaient le «Fais ce que je dis, pas ce que je fais ».Ils ne m’ont jamais octroyé le droit à l’erreur et je ne me le suis jamais octroyé… La moindre de mes faiblesses était pour moi l’équivalent d’une tache sur un habit du dimanche. Combien j’ai pu me sentir sale. Je trouvais normal qu’on ne m’aime pas puisque je n’étais pas nette. Je ne pouvais donc pas m’aimer moi.

Accepter mes faiblesses a été pour moi une découverte ainsi que le début d’une véritable histoire d’amour. Il fallait donc que je fasse ma propre conquête. Je n’étais pas facile à satisfaire puisque je ne souhaitais que le meilleur pour moi-même. Mais j’en valais vraiment la peine.  Je devenais enfin humaine…

Dans ma nouvelle vie, j’essaierai de « peaufiner » cette humanité que je me suis découverte. Je chérirai au mieux mes faiblesses, essaierai bien sûr de ne pas les amplifier mais je les tolérerai parce qu’elles font partie de moi. En les combattant, c’est moi que je combats ; en les reniant, c’est moi que je renie… Je ne peux donc sortir vainqueur (ou à tout le moins, intacte) de ce combat inutile et stupide.

Peut-être qu’un jour, je deviendrai ainsi une « délicieuse petite vieille » !

 Yvette H

 

« C’est une succession de moments de faiblesse,
mais au bout, quelle force. »
Exergue du film Van Gogh, de Maurice Pialat